L'expérience apprenante : affaire de culture et d'organisation
Marion Breuleux
responsable d'abilways digital
abilways
Jean-Marc Fayolle
directeur e-learning time
abilways
Abilways Digital : l'entité du groupe Abilways, un leader de la formation européenne, en charge du Digital Learning. L'offre est séduisante, et elle rencontre son public, pour avoir su privilégier la qualité de l'expérience apprenante et l'efficacité opérationnelle.

La transformation digitale de la formation implique-t-elle des nouveaux réflexes chez les apprenants ?

Marion Breuleux : Ce sont plutôt les apprenants, confrontés à une évolution de leur environnement toujours plus rapide, qui challengent les codes de l’apprentissage et de la formation. Ecoliers, étudiants ou adultes, leurs attentes ont beaucoup évolué et ils semblent être dans une logique de consommation rapide de la formation. Pour ne parler que de la formation continue pour adultes, elle est confrontée au manque chronique de temps, au besoin d’immédiateté et de "quick wins". Pour autant, l’apprenant moderne doit être dans une démarche d’apprentissage et de formation permanente !

Jean-Marc Fayolle : La pédagogie inversée en présentiel illustre bien ces changements attendus et l’avènement du digital favorise les formats mixtes et "atawad". Il ne me semble pas que "l'apprenant moderne" ait besoin de compétences ou de réflexes particulièrement spécifiques ;  c’est plutôt aux organismes de formation de proposer de nouvelles expériences apprenantes.

Justement comment définiriez-vous ce qu'on appelle "l’expérience apprenant" ?

Jean-Marc Fayolle : Chez Abilways, nous intégrons la notion d'expérience apprenante dans un schéma de distanciel et de présentiel mixé, qu’il s’agisse de parcours encapsulés à forte valeur ajoutée métiers ou de situations de mise en pratique vécues au sein de nos "learning rooms" ou "digital rooms" ; la pédagogie actuelle doit plus que jamais proposer des contenus d’experts et des outils innovants, les outils devant  toujours se mettre au service de la pédagogie et des publics cibles à former. Chez Abilways, nous privilégions une approche opérationnelle fondée sur le principe que l’on pratique pour apprendre. Donc l’interactivité n’est pas nouvelle mais le mix avec le gaming, les apports numériques et la pédagogie inversée modifient l’expérience d’apprentissage.

Marion Breuleux : J’ajouterai que le digital pousse tous les secteurs à repenser leur offre en termes d’ expérience clients. La formation continue est aussi concernée.  C’est tout le propos d’Abilways Digital, qui propose des expériences pédagogiques intégrant les codes du digital : barcamps, conférences digitales, webinars, learning expeditions, etc. Pour compléter le propos de Jean-Marc, nous travaillons depuis près de deux ans à repenser nos espaces de formation. Nous avions commencé par une salle pilote, la "learning room", dont la disposition en trois espaces - lounge, workshop, bar numérique - modifie complètement les modalités d’animation en présentiel et donc l’expérience apprenante.

Quel a été l'impact sur les compétences et les métiers d'Abilways Digital ?

Jean-Marc Fayolle : Parmi les compétences nouvelles, il y a d’abord la remise en cause des schémas pédagogiques traditionnels. Nos équipes pédagogiques accomplissent un gros travail d'accompagnement de nos intervenants (des professionnels de terrain qui forment) dans la prise en main des nouveaux outils, type classe virtuelle ou tableau interactif  ; elles les conseillent en permanence pour repenser le séquençage de leurs animations. Cela passe aussi par l’acculturation progressive de toute l’entreprise à l’utilisation de notre plateforme collaborative pour le partage en mode projets. Au-delà de nouveaux métiers, ce sont donc des compétences plus larges qui sont aujourd’hui nécessaires.

Marion Breuleux : Chez Abilways Digital, nous essayons de casser les codes de la formation tels qu’ils sont perçus, en nous inspirant des standards du digital. Aujourd’hui, la formation peut prendre des formes très différentes : hackaton, challenge, reverse consulting, skills factory, learning expeditions internes... Nous devons, en quelque sorte, être nos propres "barbares" pour explorer les nouveaux territoires du "learning".

Le Digital Learning est-il un moyen d’aider les entreprises dans leur transformation digitale ?

Marion Breuleux : Le lancement d’Abilways Digital répond justement à cette conviction que le digital learning est un des leviers essentiels pour aider les entreprises dans leur transformation digitale. A travers ses marques expertes, le Groupe accompagne depuis plus de 25 ans les entreprises dans leurs problématiques opérationnelles et c’est naturellement que nous avons intégré l’évolution vers le digital des métiers au cours des dix dernières années, en communication ou en marketing par exemple. Abilways Digital propose, à ce jour, l’offre la plus complète du marché puisqu’elle couvre l’ensemble des métiers mais aussi les enjeux en termes de business, de savoir-être et de technologies.

Jean-Marc Fayolle : Les grands groupes ont tous pris conscience de l’impact de la transformation digitale et nous consultent pour les accompagner sur des projets stratégiques, qu’il s’agisse de la dimension conseil ou de la production de contenus multimédias. Par contre, on voit un peu de tout sous le terme « digital ». Notre force est de poser le curseur au bon endroit, en fonction de la maturité du projet et de l’impact stratégique attendu.

Actualité de Abilways Digital : Conférence sur l’Open innovation le 4 juin à Paris

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