3 ans après : le Nouveau Continent des Apprentissages Mobiles
Aude Dellacherie
directrice associée
féfaur
Retour sur un Livre Blanc Féfaur paru il y a bientôt 3 ans… Qu'en reste-t-il ? L'essentiel, qui n'a guère bougé depuis (les lecteurs qui le téléchargeront gratuitement pourront juger par eux-mêmes). Preuve que le marketing des offres n'obéit pas au même rythme que les clients. Ce qui n'ôte rien à la pertinence du Mobile Learning, dans un terme sans doute plus rapproché qu'on peut l'imaginer.

Féfaur a écrit l'un des tout premiers (le premier ?) Livre Blanc paru en France sur le Mobile Learning. C'était en  mars 2012, sous le titre "Le nouveau continent des apprentissages mobiles". Il y était question de stratégie Mobile Learning avant l'heure, alors que les expérimentations commençaient à peine à apparaître dans les entreprises françaises.

J'ai choisi de passer en revue quelques questions parmi toutes celles que le Livre Blanc Féfaur abordait, pour les soumettre au crible des bientôt trois années écoulées. Constat : ces questions demeurent d'actualité. 

Par exemple celle de la plateforme client : apprentissages sur tablette ou sur smartphone ? La taille d'une tablette l'apparente plus à un ordinateur ultra-portable qu'à un smartphone ; de sorte qu'on n'a pas toujours une tablette sur / avec soi, quand le smartphone nous suit partout (dans le  métro, la rue ou ailleurs). : la promesse du Mobile Learning semble mieux remplie par le smartphone que par la tablette. Mais les deux partagent le fameux "touch screen" qui fait de l'utilisation de ces terminaux un jeu d'enfant. Tablette ou smartphone ? Nous penchons plutôt pour le smartphone, sans oublier toutefois que les forces de ventes ou les service de maintenance (pour ne citer qu'eux) sont de plus en plus souvent équipées de tablettes, qui supportent alors pleinement le Mobile Learning ; sans oublier non plus que ces tablettes acceptent beaucoup facilement la migration des modules e-learning déjà développés sur ordinateurs (question de taille d'écran, de nouveau) - la migration du Flash vers le HTML5 étant à peu près réglée aujourd'hui par des outils de migrations ad hoc.

Autre chose : pour Féfaur, dès mars 2012, le Mobile Learning se situait au croisement de la formation et du support à la performance. L'exemple d'utilisation mentionné plus haut est probant, comme nombre d'observations sur le terrain (le livreur qui doit monter du mobilier pourra s'auto administrer une piqûre de rappel Mobile Learning, vidéo commentée, sur son smartphone en clientèle). L'embarras du choix ! La créativité des responsables formation fera le reste. Nous remarquions que ces apprentissages mobiles tiraient aussi bien parti du "push" (recevoir une information, un grain de connaissance, une alerte juste au moment où on en a besoin) que du "pull" (picorer des ressources sur le Web ou la plateforme LMS de l'entreprise). Nous n'avons pas changé d'avis : le Mobile Learning sera un support essentiel au modèle d'apprentissage 70:20:10 que l'on imagine appelé au plus grand avenir dans les entreprises. Nous pointions bien sûr la perspective d'un re engineering pédagogique - essayez donc de vous concentrer pendant un quart d'heure sur un module e-learning traditionnel simplement transposé sur un écran de 4,2 pouces ! Une refonte qui donnera la prééminence à trois modalités d'apprentissage : la vidéo (qui dit le geste mieux qu'un long discours), l'évaluation (l'un des plus puissants médias de formation qui soit) et les apprentissages sociaux qui peuvent produire massivement de la connaissance. Ces trois modalités combinées à l'infini, dans des agencements chaque fois différents, spécifiques au traitement d'une problématique de formation tout aussi spécifique.

Qui produirait ses contenus, avec quels outils auteurs ? Quelles seraient les plateformes de diffusion ? En particulier est-ce que les LMS prendraient ce virage ? Ces questions étaient posées ; elles sont en partie résolues : par exemple un grand nombre de LMS supportent actuellement la diffusion de Mobile Learning, en cohérence avec les autres approches (bon prince, le Mobile Learning n'en exclut aucune). D'autres restent, dans le Livre Blanc : elles constituent une check-list pouvant servir de viatique à l'entreprise en partance pour le Mobile Learning.

Surtout nous terminions par ce qui reste plus que jamais d'actualité : commencer par la stratégie, qui seule permet de prendre en compte tous les domaines interagissant (SWOT, dispositifs, contenus, services, technologies, conduite du changement, marketing des offres, etc.)

Lien de téléchargement : Le Nouveau Continent de Apprentissages Mobiles

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