Marché des plateformes LMS : des signes encourageants pour 2015
Aude Dellacherie
directrice associée
féfaur
Première de plusieurs rencontres avec Aude Dellacherie, Directrice du Benchmark LMS Féfaur, pour prendre le pouls du marché français des plateformes à l'horizon 2015, et glaner quelques conseils avant de se lancer dans cet investissement…

Les ventes du Benchmark LMS Féfaur constituent-elles un bon révélateur des projets d'équipement des entreprises en plateformes LMS ?

Aude Dellacherie : Oui, je le crois. Car notre Benchmark LMS est devenu l'outil de référence des entreprises qui ont un projet de ce type, ce qui ne veut pas dire que tout achat de cette étude débouche sur le lancement d'un tel projet, bien sûr… D'ailleurs certaines entreprises acquièrent le Benchmark LMS tous les deux ou trois ans ; une façon pour elles d'assurer une veille serrée sur un secteur évolutif, et d'être mieux préparée au moment où elles lanceront leur projet LMS. Pour revenir à votre question, la 6ème édition sortie au début de l'été dernier marque justement un véritable tournant par le nombre considérable des demandes que nous avons reçues.

De quoi rassurer les fournisseurs ?

Aude Dellacherie : En effet ! Si le quart des études que les entreprises ont commandées ouvrent sur un appel d'offres LMS, alors les éditeurs de solutions ont tout lieu d'envisager 2015 avec sérénité ! Ceci dit, on sait qu'un projet LMS prend toujours beaucoup de temps à se concrétiser, pour des raisons financières, car l'investissement reste significatif, et qu'il gagnerait à être mieux argumenté par  les directions formation ; pour des raisons de gouvernance aussi, notamment le nombre importants des acteurs à mettre autour de la table et à faire collaborer dans les diverses phases du projet : choix de la plateforme, paramétrage, déploiement, exploitation. On comprend que les entreprises soient parfois tentées de ralentir le rythme ; mais il ne faut pas qu'elles tardent trop, sauf à passer à côté des avantages stratégiques pour elles du Digital Learning.

Les LMS sont devenus indispensables ?

Aude Dellacherie : Nous considérons, à Féfaur, et c'est une sorte de mantra que nous essayons de partager avec les entreprises qui nous consultent, que "la plateforme LMS est centrale, mais non première". Elle est centrale parce qu'il n'y a pas de généralisation du Digital Learning qui ne s'appuie sur un LMS, même si l'on a pu croire il y a quelques années qu'un Intranet ou un réseau social pourraient s'y substituer. Elle n'est pas première, parce qu'il faut se garder de commencer par là ! Cette erreur qu'on croyait éradiquée depuis des années, après les échecs retentissants du début des années 2000, est encore assez fréquente. Or le choix d'une plateforme, son paramétrage, son déploiement sont considérablement simplifiés lorsqu'ils interviennent dans le cadre d'une stratégie de formation bien pensée. Pour prendre un seul exemple, malgré toutes les possibilités qu'un LMS offre en la matière, ce n'est pas à la plateforme de contraindre, voire de "décider" de votre politique d'évaluation de la formation ! Au contraire, quand le département formation est au clair sur ce qui doit être évalué dans les différents projets de formation qu'il mène en relation avec les métiers ou les RH, alors le choix de la plateforme en est grandement facilité sur ces délicates questions. Cette remarque vaut tout autant pour les autres domaines de la stratégie de formation : la modélisation blended learning, les contenus e-learning, leur accessibilité sur différents terminaux, etc.

Finalement, c'est ce qui pourrait expliquer que les projets mettent du temps à se concrétiser ?

Aude Dellacherie : C'est exact. En rédigeant l'expression des besoins LMS, le département formation est amené à se poser un grand nombre de questions qui gagneraient à être étudiées préalablement, indépendamment du projet LMS ! Ces questions d'ordre stratégique ralentissent souvent le choix et la mise en oeuvre d'une plateforme, quand la réflexion a été insuffisante. Ce n'est pas pour autant qu'il faut se tenir éloigné des plateformes tant que la stratégie de formation reste en cours de définition ; au contraire, la connaissance des plateformes, de leur périmètre fonctionnel, des portails de formation qu'elles sont capables de générer, des services qu'elles peuvent apporter aux apprenants notamment, est un aliment essentiel qui vient nourrir la définition même de la stratégie de formation. C'est ce que nous disent des clients du Benchmark LMS Féfaur : avant de nous faciliter le choix de notre plateforme, l'étude nous a aidé à mieux comprendre où nous souhaitions aller. 

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