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La place d’IA dans les pratiques pédagogiques
Une autre évolution majeure repérée dans la 12ᵉ édition de l’enquête ISTF : l’intégration de l’IA dans les pratiques pédagogiques. Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle au service des formations était LA priorité de 2025 pour 36 % du panel, ce n’est une priorité que pour 15 % des répondants cette année. Bien sûr, l’IA continuera d’être une technologie sur laquelle bon nombre d’organisations s'appuieront en 2026. Ce chiffre nous montre plutôt le bond réalisé en un an en matière d’usages. Le baromètre l’indique d’ailleurs cette année : l’IA fait déjà partie des pratiques de conception des formations de 33 % des organisations, et seulement 8 % des répondants ne veulent pas en intégrer.
2026 : l’année du mix de modalités
Nouvelle année, nouvelle accélération pour le blended learning. Ce sont les dispositifs mixant présentiel et distanciel qui prennent la plus grosse part (41 %) des offres de formation en 2026, soit +4 points par rapport à 2025 (contre un recul de -1 point l’année dernière). C’est un constat confirmé quand on s’intéresse aux modalités qui composent les offres de formation à l’heure actuelle. Le présentiel est la modalité la plus utilisée (dans 94 % des formations proposées par le panel), suivie de près par un quatuor de modalités distancielles qui tiennent les taux d’utilisation les plus élevés depuis plusieurs années : la classe virtuelle (76 %), les modules e-learning scénarisés (75 %), les contenus video learning (70 %) et micro learning (58 %).
Le défi majeur : développer le digital learning malgré les tensions économiques
Accélérer la digitalisation des formations est la 2ᵉ priorité des services formation cette année, juste après “Optimiser l’engagement de nos apprenants” qui occupe la tête du classement de leurs priorités. Quand on leur demande pourquoi, ils nous disent qu’améliorer l’efficacité pédagogique des formations reste la raison n° 1. Néanmoins, cette réponse perd de nouveau des points : -7 cette année, après une chute de -11 l’année dernière. Les écarts se réduisent avec les autres leviers : réponse aux demandes des commanditaires et des apprenants, et réduire les coûts de formation. Cet enjeu est d’ailleurs en hausse de 6 points cette année et se répète tout au long de l'enquête : ¾ des projets digital learning internalisés, 24 % des freins à l’accélération du digital learning étant financiers, ou encore un niveau d’acceptation du digital learning plus bas chez les financeurs qu’auprès des apprenants ou des clients.
Les leviers d’engagement en formation digitale
La priorité n° 1 des pros de la formation reste le même qu’en 2025 : optimiser l’engagement des apprenants. Passer d’un mode « Contenu centric » à un mode « Learner Centric » demande de changer les habitudes, les processus, les compétences autour de la conception et de l’animation, mais également du pilotage des formations. Le baromètre de l’ISTF permet d’ailleurs d’identifier l’influence de certains facteurs sur la motivation des apprenants à commencer et à terminer des formations. Cette année encore, le top 4 se maintient : la pertinence des formations proposées par rapport aux problématiques métier, le temps mis à disposition pour réaliser les formations, la présence d’un tuteur et l’obtention d’une preuve de compétences (badge, micro-credential, certifications…).
Les formateurs et les experts métiers au cœur du succès de la formation interne
Lorsqu’on parle d'accélération de la formation et de transformation en entreprise apprenante, on ne peut pas passer à côté des experts métiers. Ces collaborateurs internes devenant « Formateurs Occasionnels » ont une place importante dans les stratégies de production de contenus digital learning (38 % des projets). Qu’ils soient accompagnés ou pas par le département Formation, ils ont besoin de méthodes et d’outils pour adopter les bonnes pratiques pédagogiques ainsi que pour préparer leurs formations avec le meilleur ratio temps/efficacité possible. La méthode E2T développée par l’ISTF vise justement cet objectif avec un kit prêt à l’emploi 100 % pensé pour les experts métier. Par ailleurs, l’un des principaux leviers d’engagement en formation digitale reste le tutorat. La présence d’un tuteur occupe le top 3 des facteurs de motivation pour démarrer et terminer une formation. Cependant, le baromètre permet aussi de montrer l’impact direct du tutorat sur les taux de complétion. Seulement 5 % des dispositifs sans tutorat atteignent plus de 80 % de complétion, quand 51 % des parcours où les apprenants sont accompagnés vont au-delà de 80 % de complétion. Bien que des technologies et des processus bien huilés permettent d’automatiser le tutorat, il est indispensable que les formateurs prennent conscience de leur impact dans la réussite des parcours digitalisés.
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